Paroles des producteurs – Année 2020

AMAP des Paniers de Nizerel – Paroles des producteurs – AG 2020

Jérémy Halm (bière)

« Faits marquants : ma certification chez Nature et progrès.
D'un point de vu qualité, des soucis de surpression (bière qui moussent), je pense les avoir réglés désormais. Pas d'augmentation de prix à venir. »

Julien Taton (farine-huile-lentilles)

A Nizerel, légère augmentation des contrats, mais avec l'huile et les lentilles, le chiffre d'affaires est plus important.
À propos des nouveaux produits : 33 sur 36 contrats concernent les lentilles, et 20 sur 36 pour l’huile de tournesol ou/et colza.
Pour Tournus : hausse des contrats. 28 sur 39 contrats pour les lentilles et 18 sur 39 pour l'huile.
Merci de la confiance des amapiens pour ces nouveaux produits.

Brigitte Goyet – la ferme des noyers (fromages de chèvre)

« Que dire de cette saison ? Que nos amies les chèvres ont été bien sympas de nous donner tant de lait malgré la sécheresse. Elles continuent d'ailleurs sur leur lancée avec la jolie petite herbe qui repousse en ce moment, et se tiennent prêtent à recommencer très tôt l'année prochaine puisque les saillies ont eu lieu début septembre. »

Jean Pierre Talmot (fruits)

Par la voix de F.Labaune, référente fruits :
Jean-Pierre a à peu près le même nombre de contrats cette année.Il a effectué une grosse taille de remise en fructification sur les arbres donnant de la Gala, Jonagold, Golden et Delbard Jubilé. Il espère une production à l'automne prochain.
Il produit de moins en moins de poires, notamment Conférence car elles craignent les vagues de chaleur de plus en plus intenses. La chambre froide résiste de moins en moins à ces vagues de chaleur et ne permet pas d’avoir une température constante de 0 °, ce qui est indispensable pour la conservation des poires.

Petite précision, Jean Pierre ne pratique pas l’irrigation de ses vergers comme cela se fait en Saône et Loire depuis plus d’un siècle. Ce qui n’est pas le cas de l’ensemble de production fruitière française et étrangère qu’elle soit de production classique ou AB. C’est pour cela qu’il a régulièrement des fruits de petite taille. Néanmoins, chaque année il a de nouvelles solutions pour palier à ce problème.

Un souci : ses pommiers sont désormais beaucoup trop vieux 25 ans au lieu de 15 ans maximum. Pour les renouveler, il lui en coûterait 15 000€ , qu'il ne peut se permettre en ce moment.

Pour remédier à plusieurs oublis d'amapiens lors des dernières livraisons, Jean-Pierre transmettra les doubles des contrats au printemps car trop de mois écoulés avant les livraisons d'automne . Facile d'oublier !
Il remercie tous les amapiens et amapiennes pour leur soutien

GAEC des Jardins de Nizerel – Élise, Jeanine, Lionel, Stéphane

Le nombre de paniers est globalement stable (109 à Tournus, 106 à Nizerel), avec quelques départs et une quinzaine de nouvelles familles arrivées principalement à l’occasion du confinement. Cette régularité est favorable à notre activité et nous remercions l’ensemble des amapiens et amapiennes de leur fidèle soutien. C’est très agréable et rassurant pour nous de voir la bonne dynamique de l’AMAP.
Côté production, nous sommes restés sur la même gamme de légumes. L’année a été globalement bonne, les récoltes suffisantes et on pourra faire face à la demande. Mais c’est au prix, nous semble-t-il, d’efforts et d’adaptations de plus en plus importants. Tout au long de la saison diverses difficultés nous ont demandé beaucoup de réactivité et d’adaptabilité. Quelques exemples d’aléas plus ou moins bien maîtrisés :
• avril-mai : invasion de pucerons sur une serre de tomates, sans moyen de lutte efficace, ce qui a compromis fortement la production
• mai : surveillance importante des attaques de punaises sur les aubergines et poivrons, avec ramassages quotidiens qui se sont avérés efficaces
• juin : gros ravages causés par les ragondins dans les jeunes plantations de pommes de terre piégeages
• juin à août : forte présence de mulots dans les carottes, avec lutte assez aléatoire (piégeages difficiles)
• période sèche : gestion tendue des plannings d’arrosages des cultures de plein champ
• fin septembre : orage de grêle
Face à ces difficultés, nous avons certes puisé dans nos ressources, mais nous avons été également portés par le soutien collectif de l’AMAP. Nous tenons d’ailleurs à remercier particulièrement le bureau, qui s’est mobilisé efficacement lors d’un autre épisode qui aurait pu être lourd de conséquences pour nous : le confinement. En effet, le maintien des distributions, auquel a largement œuvré l’équipe du bureau, nous a permis de traverser plutôt sereinement cette période difficile.

Nous terminerons par un petit rappel de fonctionnement concernant les retards ou reports de paniers : prévenez en vous adressant au GAEC (pas au bureau de l’AMAP), directement auprès d’Elise ou de Jeanine. Enregistrez leurs numéro dans vos contacts (Elise : 06 37 84 29 32, Jeanine : 06 15 79 02 59), ainsi que l’adresse mail du GAEC (jardinsdenizerel@gmail.com).

Marine Seckler et Benoît Corsin La Ferme du Mont Rouge

Marine Seckler et Benoît Corsin La Ferme du Mont Rouge
Le Bourg, 71250 BLANOT
Tel : 03.85.36.24.76. E-mail : lafermedumontrouge@hotmail.fr
Bonjour à tous,
Tout d’abord nous tenions à vous remercier pour votre confiance et de nous avoir intégré une année de plus dans votre AMAP. Pour nous c’est toujours un plaisir de venir  distribuer nos œufs : une AMAP est un moment d’échange convivial avec vous et nous ne retrouvons pas cette complicité avec bon nombre de nos clients.
Comme pour tous les agriculteurs du département cette année 2020 aura été très compliquée pour nous aussi, pas tant à cause du covid mais surtout à cause de cette terrible sécheresse depuis ce printemps. Lorsque nous traversons des années comme celle-ci, nous sommes encore plus rassurés de vous avoir à nos côtés et de pouvoir compter sur tous vos contrats , vous êtes une sécurité pour nous et le rôle de l’AMAP est pleinement accompli ! Alors un grand merci à vous tous et merci à tous les nouveaux qui nous ont rejoint au cours de l’année.
Comme vous aurez pu le remarquer, nous avons dû augmenter légèrement nos tarifs, en effet les sécheresses récurrentes modifient un peu nos coûts de production (aliment, eau et baisse de ponte), ce qui explique ces quelques centimes supplémentaires.
Nous espérons que cette pandémie sera derrière nous l’année prochaine et que les distributions pourront retrouver ces moments de partage si propre à votre AMAP , en attendant prenez tous soin de vous et à très vite !

Eric Privat, Ferme des Grands Noyers (œufs/steaks hachés…)

Je livre à l’AMAP des œufs, des steaks hachés et des préparations contenant des produits de la ferme (oeufs, légumes, viandes, fromages) samoussas et makisuhis.
Cette année de livraison s'est bien déroulée avec un volume de livraisons satisfaisant, pour venir toutes les 3 semaines au lieu de 2 . Comme je suis assez loin, cela va bien comme cela. Et la préparation des commandes est plus simple !
J'ai prévu mon départ en produits laitiers car cela à permis à Anne Laure Bontemps de trouver un débouché au moment de son installation.
Comme pour tous les paysans, cette troisième année de sécheresse consécutive a été difficile, j'ai diminué le nombre de bêtes au printemps 2020 pour m‘adapter. Néanmoins les stocks de foins sont satisfaisants.
Pas de problème particulier lié à l’AMAP. Juste un rappel : Ne pas oublier de venir chercher vos produits. Il est difficile de «reconnaître » les amapien-ne-s masqué-e-s, donc de les interpeller.
Pensez aussi à prévenir vos collègues en cas de co-panièrage.
Merci de votre fidélité et de vos commandes

Anne Laure Bontemps – la Ferme des Muses (lait et produits laitiers de vache)

« Je n'ai pas encore bouclé ma 1ère année d'installation, mais les choses bougent à la ferme des Muses. En juin j'ai passé le troupeau en monotraite, je ne trais plus que le matin pour alléger mes journées. Les vaches ne s'en plaignent pas ! Évidement j'ai connu une perte de lait (pas si catastrophique que ça grâce à la Jersiaise), alors cette automne je dois recruter 2 petites nouvelles pour combler la baisse de production.
Cet été, j'ai investi dans un lave batterie, pour la vaisselle de la fabrication et aussi pour les pots à yaourts en verre. Gros investissement mais qui améliore bien mes conditions de travail.
Avec la sécheresse que nous subissons depuis le début de l'été, les vaches et génisses mangent une ration réservée à l'hivernage depuis juillet. Le stock de fourrage est là mais la récolte de céréales pour l'alimentation des bovins n'est pas suffisante pour couvrir les besoins de l'hiver. La production laitière est très impactée.
Alors j'adapte la fabrication des différents produits, toute ma gamme mais en quantités parfois limitées.
Je voudrai insister aussi sur l'importance de rapporter les pots à yaourts en verre vides, c'est un gros investissement pour moi (financier et en temps de lavage, rangement...).
Et aussi concernant la livraison de lait cru : pensez à vos bouteilles, le lait livré dans la fontaine non distribué à cause des oublis est perdu... (pas cool en ce moment, il est si précieux pour la fabrication de mes produits). »

Benoît Perdrix,Gaëtan, Marie - la Ferme du Sorbier (viande)

La ferme du sorbier tient à vous remercier pour votre fidélité et votre dévouement car cette année très particulière nous a permis de nous rendre compte que rien n'est acquis et qu'il faut bien s'adapter à toutes les conditions.

Pour commencer : Gaétan est arrivé à la ferme du sorbier et il a très bien été intégré par les amapiens et les autres producteurs lors des distributions, ce nouvel emploi nous a permis de mieux gérer la découpe surtout en qualité.
La Covid est arrivée et la fermeture des restaurants (5% des ventes) mais surtout le marché de bourg (40% des ventes) nous a frappés.
Nous nous somme adaptés et avons proposé des commandes exceptionnelles à l'AMAP et à tout notre mailing, les producteurs du marché ont organisé un drive sur St Denis les Bourg.
Tant mieux pour nous, ces commandes ont explosé notre chiffre d'affaire et récupéré la pertes des 15 premiers jours de confinement Covid. Je reconnais qu'il nous a fallu 2 à 3 semaines pour faire face à cet afflux ( Toutes productions confondues, 300 commandes par semaine sur le drive et on a eu 200 commandes de caissettes dont 140 à l'AMAP).

Aujourd'hui une partie de nos ventes sont revenues à la normale. On continue le drive afin d'atteindre le résultat nécessaire pour l'équilibre de l'exploitation dont plusieurs charges ont augmenté – exemple :le transport des carcasses qui reviennent de l'abattoir a augmenté (multiplié par 2,5 car ils ne trouvent pas de salariés), et si nous voulions le faire nous-mêmes, il faut investir et porter des morceaux de 100kg- ce qui je pense, pose problème.
Ceci nous demande un peu plus de travail qu'avant le Covid et apporte un stress dès qu'un de nous a été en contact ou suspicion de covid (pour l’instant 2 petites semaine d’arrêt, et c'est difficile d'organiser le remplacement).

Une augmentation tarifaire ( 3%) est effective cette fin d'année pour le bon fonctionnement de la ferme.

Pour l'exploitation : la sécheresse a fait que les stocks sont réduits, mais je pense pouvoir passer l'hiver sans achat de fourrages.
Les céréales à paille ont bien produit (40qx/ha) mais pas de paille j'ai dû acheter 5000€ en plus que d'habitude.
Le maïs est décevant (50qx/ha) et je rappelle que je n'ai pas et je n'aurai pas d'irrigation pour les cultures. J'envisage de réduire la production de maïs et développer un essai de soja.

Je mets des chiffres pour bien vous montrer les difficultés, mais pour moi c'est une bonne année à part la paille, car en 2018, j'avais été obligé de faire un prêt pour acheter 20 000€ de fourrage .
Malgré ces notes décevantes je suis très content des résultats de cette année et ai une pensée pour toutes les entreprises qui n'ont pas pu travailler.

Nous tenons à remercier les membres du bureau qui nous ont permis de faire une vente exceptionnelle et surtout les amapiens qui ont commandé en nombre.
Un grand merci pour les contrats sur l'année.
Une petite déception pour les commandes Covid d'où on espérait avoir de nombreux nouveaux contrats, ce qui ne fût pas le cas ( seulement 3 de plus).
Et peut-être qu'un meilleur retour de ceux qui étaient/sont déçus, nous permettrait de pouvoir améliorer plus nos produits.( déjà des nouvelles caissettes sont dans les nouveaux contrats et de nouvelles sont à venir)

Sylvie Guigue -le jardinier glacier (sorbets, glaces et bûches glacées)

Merci d’avoir répondu par davantage de commandes en été. La formule de commandes ponctuelles
me convient mieux, elle permet de proposer des ventes en fonction des autres opportunités de
déplacement sur le secteur et aussi fonction du planning qui ne peut être décider longtemps à
l’avance…
Pour les fêtes de fin d’année, je proposerai donc des bûches avec quelques nouveautés mais c’est en
cours de réflexion tout comme le tarif. Je constate que si j’ai des craintes à augmenter les prix ceux si sont moins élevés que des concurrents en bio. Mon tarif étant annuel, il changera en janvier, il faut qu’en même que je décide du tarif des bûches de cette année… Je vous donne le bon de commande dès que possible avec la gamme des bûches.
Pour les dates, les jardins de Cocagne m’ayant sollicité pour le 11/12, je livrerai en même temps
Nizerel- Pour Tournus, je pense proposer le 15/12
Ensuite pour le printemps , on verra si cela est judicieux de faire une livraison.

Production :
Les cassis ont donné une belle récolte malgré qu’ils soient vieillissant. Ils subissent le manque d’eau
et sont fragilisés par une surpopulation de rats taupes. Il sera nécessaire de renouveler une partie
des pieds.
Les framboises ont donné une meilleure production que 2019 malgré le manque d’eau. La variété
remontante Héritage a été taillé à deux hauteurs différentes pour étaler la récolte, mais avec
majoritairement une taille haute pour avoir une première récolte plus précoce et limiter le manque
d’eau d’août. Le bief qui alimente la pompe a aussi été mieux pourvu en eau en début d’été par la
vidange d’étangs.
Les fraises : pas une réussite cette année ! Plantation de 600 pieds de variété charlotte au printemps.
Je dirai qu’il reste 1/3 des pieds. Disparition due à ?, je dirai en partie surdosage en fumier de poule
sur une partie de la butte, et ou maladie + rats taupes ! Donc avec celles restantes+ anciennes
planches petite récolte.
Groseilles : belle récolte, jusqu’à 7 kg sur 1 pied !
Mûres : belle récolte, vraiment satisfaite d’avoir planter cette variété sans épine et très gouteuse, +
récolte de mûres sauvages correcte mais moins que l’an passé et plus petites.
Agastache : récolte correcte mais pas réussi les semis pour renouveler les plans qui sont moins
nombreux , à refaire pour l’an prochain.
Basilic citron : beaucoup de pieds plantés, heureusement car une partie dévorée par les rats taupes
aussi !
Griottes : belle récolte !
Pêche : gelée = 4 pêches en tout et pour tout ! Mais stock autres années, ouf.
Prune : greffon a pris, mais il faut attendre que cela pousse !
Moyens mis en oeuvre :
Achat pièges top cat pour les nuisibles. Garder l’herbe basse pour les prédateurs. Perches à installer
pour les chouettes et buses. Travail du sol.
Pour l’eau, curetage du bief pour retrouver de la profondeur de retenue, changement de la bache.
Investissement dans une cuve de récupération d’eau de pluie 10000l + de la turbine à glace qui utilise un refroidissement à eau. Si pas suffisant en 2021, un sourcier est venu et à repérer une nappe
estimée à 15 mètres de profondeur.
Ressources humaines :
Actuellement 2 salariées en CDI à temps partiel ( 21 et 28h) + saisonniers.
1 salariée, Emmanuelle, en arrêt 2 mois 1/2 pour opération du canal carpien . Finalement cela nous
aider car au début d’année quand pas bcp de travail, puis au début du confinement.
1 autre salariée qui était en arrêt depuis 1 an avec qui j’ai eu des soucis est partie en retraite au 1
avril a été remplacée dès 11/19 par une autre, Caroline qui est vraiment investie, cela fait du bien !
Pendant le confinement, mon époux est venu tous les jours au travail à l’exploitation ! Cela m’a bien aidé ! J’avais prévu l’embauche d’une personne pour le jardin, du coup cela sera pour l’année
prochaine.
En ce qui me concerne, j’ai encore été surchargée de travail cette été, au bord du burn out. J’avais
octroyé 3 semaines à ma salariée en août…Même si le chiffre d’affaire a été moins important quand
2019 le travail à l’exploitation a été très lourd. En fait moins de salons/foires où le chiffre et la marge sont plus importants. Plus de petites ventes qui demandent du temps.
Souhaits pour 2021 : recherche actuelle d’un apprenti, et si pas possible embauche d’une personne
supplémentaire de juin à août. + une personne quelque heure par semaine pour le jardin d’avril à
juillet. Et nous fermerons 1 semaine fin août, car même si cela nous fait perdre des ventes il faut
préserver sa santé !
Résultats financiers
L’année n’est pas finie mais il est clair que cela sera moins bien que l’an passé. Sur l’année complète
je table sur -30% au minimum de CA. Mais comparer au -70% d’avril et à d’autres entreprises, il faut relativiser.
A bientôt
Sylvie GUIGUE
EARL SORBIOP